Les lois du temps : Parkinson, Carlson, Illich

↑ Temps et priorités du manager

Les « lois du temps » sont des constats de terrain, parfois très anciens, sur la façon dont le temps se comporte au travail. Elles ne se démontrent pas toutes de la même manière. Lues côté manager, elles donnent surtout une grille de diagnostic : à quel symptôme correspond quelle loi.

Cadran solaire en pierre, photo en noir et blanc

le symptôme

Quel symptôme, quelle loi ?

Ce que vous constatez La loi à consulter Ce qu’elle suggère
Les tâches prennent toujours tout le temps prévu Parkinson Caler le délai sur l’effort réel
Vous n’arrivez jamais à finir un dossier de fond Carlson Protéger des plages de travail continu
Vos outils de suivi coûtent plus qu’ils ne rapportent Illich Calculer la vitesse réelle de la pratique

Aucune de ces lois ne vous donne une réponse toute faite. Chacune pose une question utile, que les fiches détaillées développent.

pour aller plus loin dans cette fiche

Les trois lois en détail

La loi de Parkinson →

Le travail s’étale selon le temps accordé : trois réglages pour un manager.

La loi de Carlson →

Un travail d’un trait coûte moins qu’un travail en morceaux : ce que mesurent les études.

La loi d’Illich →

Au-delà d’un seuil, l’outil qui fait gagner du temps en prend : comment le calculer.

l’origine

D’où viennent ces lois, et que valent-elles ?

La loi de Parkinson naît d’un article satirique de The Economist, en novembre 1955, sur la croissance des administrations. La loi de Carlson circule sous le nom d’un économiste suédois, auteur d’une étude de 1951 sur le travail des dirigeants : l’énoncé courant est une synthèse de vulgarisation. La loi d’Illich prolonge la critique de la contre-productivité d’un philosophe, Ivan Illich.

Ce sont donc des constats empiriques et des grilles de lecture, pas des lois au sens des sciences. Elles servent à repérer un phénomène, pas à prédire une situation. Vérifiez toujours sur votre propre activité avant d’agir.

en pratique

Les cumuler sans se perdre

Les trois lois peuvent jouer dans une même journée : un délai trop large, un travail haché par les interruptions, un outil de suivi trop lourd. Traitez-les une à la fois, en commençant par celle qui explique le plus de temps perdu.

Pour cela, relevez pendant une semaine où part votre temps, comme l’explique Le rapport au temps du manager. Testez ensuite un seul réglage, mesurez, puis passez à la loi suivante. Le principe de Pareto aide à choisir par où commencer.

Si le diagnostic montre que la surcharge ne tient pas à l’organisation, vous pouvez évaluer le coût d’un accompagnement en 5 minutes grâce à notre simulateur.

Cadran solaire sur un mur ancien à Cesky Krumlov

questions fréquentes

Questions fréquentes

Quelle loi du temps explique le mieux la surcharge d’un manager ?
Aucune seule. La surcharge vient souvent d’un cumul : des délais trop larges (Parkinson), des journées hachées (Carlson), des outils trop lourds (Illich). Repérez le symptôme dominant avant de choisir la loi à consulter.
Ces lois sont-elles scientifiques ou empiriques ?
Plutôt empiriques. Ce sont des constats de terrain ou des formules de vulgarisation, pas des lois démontrées. Elles aident à poser un diagnostic. Vérifiez toujours sur votre propre activité.
Peut-on cumuler plusieurs de ces lois dans une même journée ?
Oui, et c’est fréquent. Un délai large, un travail haché et un outil de suivi lourd peuvent coexister. Traitez-les une à la fois, en commençant par la plus coûteuse en temps.
Quand la surcharge appelle-t-elle un accompagnement plutôt qu’une méthode ?
Quand deux ou trois méthodes n’ont produit aucun effet durable, ou quand la surcharge vient de la difficulté à refuser ou à lâcher prise. Voir Le rapport au temps du manager.

Les lois expliquent votre surcharge, sans la résoudre ?

Cadrer mon besoin avec un coachLe rapport au temps du manager