
la scène
Un oui de trop
Situation type : une responsable d’équipe commerciale accepte une troisième demande en une semaine, alors que son agenda est plein.
Un pair : « Tu peux relire ma présentation avant jeudi ? »
Elle : « Oui, bien sûr. » (Elle pense : encore.)
Elle passera la soirée à rattraper son retard, puis en voudra un peu à celui qui a demandé. Le oui de trop ne coûte pas seulement du temps : il abîme aussi la relation qu’il voulait protéger.
ce qui se joue
Pourquoi on dit oui à tout
On dit souvent oui pour rester fiable, pour éviter un désaccord immédiat, ou parce qu’aider fait partie de l’image que l’on a de son rôle. Ces raisons sont honorables. Pourtant, elles ont un prix : le temps de fond, la qualité, et parfois la santé.
Cette posture rappelle le rôle de sauveur décrit dans le Triangle de Karpman en management : on prend en charge ce qui revient à l’autre, puis on s’épuise. Savoir refuser relève donc moins de la technique que de la manière de se situer dans la relation.
en pratique
Trois formulations selon l’interlocuteur
Avant de répondre, posez-vous trois questions : est-ce mon rôle ? quelle est l’échéance réelle ? que devrai-je lâcher pour le faire ?
| Interlocuteur | Formulation possible | Ce que cela fait |
|---|---|---|
| Un pair | « Pas cette semaine. Je peux le faire jeudi prochain, cela vous convient ? » | Un non daté, avec une alternative |
| Votre hiérarchie | « Je peux le faire si je décale X. Que préférez-vous que je repousse ? » | Le choix revient à celui qui arbitre |
| Un collaborateur qui vous renvoie son sujet | « Qu’en pensez-vous ? Revenez avec une proposition. » | La responsabilité reste chez lui |
Dans les trois cas, la formule évite le « non » sec comme le « oui » contraint. Elle dit ce que vous pouvez faire, à quelle condition, et laisse l’autre choisir.
quand consulter
Quand les formulations ne suffisent plus
Si malgré ces formulations vous continuez à dire oui, à vous justifier longuement ou à ruminer après coup, la difficulté n’est plus une affaire de phrases. Elle touche à votre posture, à ce que vous croyez devoir aux autres.
C’est précisément ce que l’on travaille en coaching. Si l’épuisement s’installe, voyez aussi Coaching épuisement manager : agir avant le burnout et les RPS. Vous pouvez également évaluer le coût d’un accompagnement en 5 minutes grâce à notre simulateur.
questions fréquentes
Questions fréquentes
Dire non vous coûte plus qu’il ne devrait ?
Cadrer mon besoin avec un coachLire un autre cas : Gérer les interruptions
